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Rentrée solennelle du Tribunal de Grande Instance d’Ajaccio du 23 Janvier 2019.
Discours du Bâtonnier .

  • Madame la Présidente,
  • Monsieur le Procureur de la République
  • Monsieur le Premier Président,
  • Monsieur le Procureur Général,
  • Monsieur le Préfet,
  • Monsieur le Sénateur,
  • Messieurs les Députés,
  • Monsieur le Président du Conseil Exécutif de Corse et Cher Confrère,
  • Monsieur le Président de l’Assemblée de Corse et Cher Confrère,
  • Monsieur le Maire d’Ajaccio, Président de la CAPA, et Cher Confrère,
  • Monsieur le Président du Tribunal de Grande Instance de BASTIA
  • Madame la Procureure près le Tribunal de Grande Instance de BASTIA
  • Mesdames et Messieurs les Magistrats du Siège et du Parquet,
  • Monsieur le Président du Tribunal de Commerce d’Ajaccio
  • Madame la Présidente du Conseil des Prud’hommes
  • Mesdames et Messieurs les personnels de greffe,
  • Mesdames et Messieurs les représentants des autorités civiles, politiques et religieuses,
  • Mesdames et Messieurs,
  • Mes Très Chers Confrères,

L’audience de rentrée solennelle d’un Tribunal est le temps privilégié du bilan et de la prospective. C’est le moment où la famille judiciaire, en son entier, rend compte et tache de se projeter vers l’avenir en ouvrant la nouvelle année.

Cela fait partie des rituels auxquels la famille judiciaire demeure, à juste titre, attachée et auxquels je me soumets à présent, à la place qui est la mienne.

1.

A l’entame de mes propos, je tiens tout particulièrement à remercier pour leur dévouement et leur engagement les membres du Conseil de l’Ordre, renouvelé dernièrement pour le tiers, avec qui j’ai eu plaisir à évoluer pendant la première année de mon mandat et profite de l’occasion pour féliciter les nouveaux élus issus du dernier scrutin de décembre.

Le travail ne manque pas, ils le savent et y sont prêts. Je sais pouvoir compter sur eux dans la tâche si singulière qui est la mienne, encore jusqu’à la fin de cette année. Ainsi va le cours de la vie et la respiration démocratique de notre Ordre.

Deux années de Bâtonnat, c’est peu dans le sablier du temps, mais c’est beaucoup pour celui qui assume de nos jours cette tâche singulière, venue d’autres temps, bien avant la République, et qui se doit d’être en constante évolution pour répondre aux défis de son époque.

Si l’échec est en règle générale individuel, le succès d’une démarche est en revanche systématiquement collectif. Je le dis sans flagornerie : je ne serais rien, ou du moins pas grand-chose, si je ne pouvais compter sur le soutien et l’intelligence collective du Conseil de l’Ordre…

… et collectivement nous n’y parviendrions pas sans le soutien tout aussi indéfectible de celles qui, à mes yeux, représentent également la mémoire de ce Barreau, je veux dire la secrétaire du Bâtonnier et les deux secrétaires de la CARPA.

2.

Je voudrais également saluer et souhaiter le meilleur à venir à ceux de nos Confrères qui, après des années et des années de Barre, ont fait valoir leurs droits à la retraite et, pour la plupart, obtenu, sans difficulté d’ailleurs, l’Honorariat.

Je le dis sans forfanterie (ils le savent) : ils vont nous manquer, ils vont me manquer. Ils plaidaient avec une subtile compétence et une grande finesse les affaires civiles, et parfois pénales, qui avaient leur prédilection et qu’ils préparaient avec soin. Tous ont devisé avec leurs Confrères, ont détendu avec leurs personnalités attachantes et ont savouré avec souvent un bon rire les réparties de leurs interlocuteurs.

Ils ont été ce que nous sommes et j’espère que nous serons à la hauteur le moment où nous deviendrons ce qu’ils sont.

3.

M. Le Premier Président, M. Le Procureur Général, je tiens également à souligner la grande qualité de nos rapports, francs, courtois et constructifs.

Lors de la rentrée solennelle de la Cour, vous avez eu publiquement des mots attentionnés et respectueux à l’égard de la profession d’Avocat et de mon Ordre en particulier qui soulignent la dynamique de respect mutuel qui préside à nos échanges.

Soyez assurés que l’année 2019 n’en modifiera ni la nature, ni l’intensité.

Il est vrai que si nous connaissons l’exigence qu’impliquent vos fonctions respectives, vous ne méconnaissez pas non plus les impératifs qui irriguent quotidiennement les nôtres au service commun des intérêts des justiciables.

En cette période où le Barreau d’Ajaccio semble être mis à l’index par certains, quoique très minoritaires, il est toujours rassurant de se sentir, malgré tout, en famille dans le cadre de la circonscription judiciaire de la Corse.

Monsieur le Président du Tribunal de Grande Instance de BASTIA, Mme La Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de BASTIA, à l’heure de la multipostulation, il m’a semblé naturel d’assister à votre audience de rentrée solennelle. Je tiens ici publiquement à vous remercier pour la qualité de votre accueil et les propos que vous avez tenus, chacun, vis-à-vis de notre Ordre professionnel et l’importance que vous y attachez pour que le débat judiciaire demeure un débat de qualité.

Mme La Présidente, M. Le Procureur de la République, je manquerai aux devoirs de ma charge si je ne soulignais pas également la qualité de nos relations franches, mais toujours courtoises qui ont permis de régler nombre de difficultés et de sujets.

En toute circonstance, le dialogue a été maintenu et constructif.

Nous sommes parvenus à rationaliser la question de l’aide juridictionnelle, à régler, je crois pouvoir le dire, la problématique singulière de l’intervention de mes Confrères dans le cadre des audiences dite d’hospitalisation d’office.

Nos échanges ont permis d’aborder, avec les magistrats en charge de ces procédures, les modalités pratique d’organisation des procédures et des audiences de mise en état, des procédures en matière familiale, des procédures touchant aux actions en liquidation partage et j’en passe.

Sur ce dernier sujet, de nombreuses réunions se sont tenues en partenariat avec les Notaires afin que nous puissions, ensemble, œuvrer pour régler des dossiers parfois forts anciens et permettre aux justiciables corses de sortir de l’ornière que peut représenter, parfois, l’indivision successorale.

Ces mêmes échanges riches et francs ont également permis de parvenir au terme de la renégociation de la convention d’utilisation du Réseau Privé Virtuel Avocat (RPVA).

Les avancées sont telles à ce jour, qu’une signature très prochaine est raisonnablement en vue.

Sur ce dernier point, nos nombreux échanges, parfois passionnés avec nos Confrères du Barreau de BASTIA, ont néanmoins permis, le calme retrouvé, de nous permettre de déterminer ensemble, sous votre regard Bienveillant M. Le Premier Président, et en concertation avec le Tribunal de Grande Instance de BASTIA et le Barreau de BASTIA, les dénominateurs communs qui nous permettront de poursuivre l’utilisation rationnelle de cet outil d’échange entre nous.

Mme La Présidente, M. Le Procureur de la République, vous pourrez compter sur nous en 2019 dans le même état d’esprit de respect mutuel et de pragmatisme pour faire en sorte que la juridiction ajaccienne remplisse ses missions dans le souci bien compris des justiciables…

… et pourquoi pas, que nous puissions ensemble, réaliser un doux rêve : réunir en un même lieu l’activité de justice sur la place ajaccienne.

Les premiers échanges avec M. Le Maire d’Ajaccio, Président de la CAPA et par suite en charge de l’OPH, ont été fructueux pour qu’à terme les locaux adjacents, actuellement occupés par la gendarmerie (sur le départ) puisse rester au service de l’institution judiciaire. La seconde partie des locaux relevant de la compétence de la Collectivité Unique de Corse, je me plais à penser, compte tenu des qualités du Président du Conseil Exécutif, du Président de l’Assemblée de Corse et de nombreux élus au sein de cette assemblée, qu’ils parviendront à convaincre leurs collègues de l’utilité d’une telle entreprise.

Les avocats sont en effet au cœur de la société civile, car le droit est le ciment d’une société démocratique, apaisée et réellement émancipée.

Je me félicite à ce titre du nombre croissant d’avocats s’impliquant dans la vie de la cité en sollicitant la confiance des électeurs et bien souvent, en l’obtenant. Les personnalités politiques insulaires de premier rang présentes en ce jour, témoignent de la vitalité du Barreau et de l’intérêt qu’il porte à la chose publique, aux idées de justice quelques puissent être d’ailleurs les adjectifs qualificatifs que certains souhaitent y adjoindre.

Je crois, comme d’autres, qu’il est de notre responsabilité, aujourd’hui, de porter, partout, la parole de l’avocat, parce qu’elle a du sens.

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